Un dojo à Paris

Chez le philosophe du Ki: Itsuo Tsuda

Extrait d'un entretien avec Claudine Brelet-Rueff

Question de, no. 9, 4e trimestre 1975, pp. 38-50.


A la lisière du bois de Vincennes, tout au fond d'un jardin de la banlieue parisienne, il existe un dojo bien particulier. Un dojo, c'est-à-dire un lieu où se pratiquent l'Art de la respiration et les Arts martiaux. Ce n'est pas un gymnase. C'est plutôt un lieu sacré où « l'espace-temps » est différent de celui d'un lieu profane. On salue en y entrant pour se sacraliser et en en sortant pour se désacraliser.

Le dojo de l'Association Katsugen-Kaï a pour maître Itsuo Tsuda, « maître » qui commence par refuser qu'on lui donne ce titre:

On m'a même reproché, ajoute-t-il, de ne pas revêtir le kimono dans notre dojo. Mais il vaut beaucoup mieux que je sois en blue-jean, par exemple. Si je mettais un kimono, pour respecter la tradition je serais obligé de l'envoyer chaque fois à Tokyo pour le faire nettoyer dans les conditions requises!

Pratique du mouvement régénérateur
(Photo Eva Redgold)

Ainsi, tout dans son attitude invite à réfléchir. Serait-il un vrai maître, cet homme obstinément modeste et qui dissimule un savoir dont l'étendue étonne constamment derrière son humour débonnaire? Lorsqu'il refuse d'être appelé « maître », lorsqu'il refuse un certain cinéma que l'on rencontre tant dans d'autres dojos, on peut déjà être certain d'une chose: c'est qu'il n'est pas un businessman de l'orientalisme actuellement en vogue.

Itsuo Tsuda est né en 1914 en Corée, « alors sous domination japonaise », précise-t-il. Puis, il ajoute:

A l'âge de seize ans, je me suis révolté contre la volonté de mon père: j'ai refusé d'être l'héritier de sa fortune, j'ai refusé le droit d'aînesse. Puis j'ai quitté ma famille et je me suis mis à vagabonder à la recherche de la liberté de pensée. Un jour, finalement, je me suis réconcilié avec mon père. En 1934, je suis venu en France et, jusqu'en 1940, j'ai complété mes connaissances à l'université de Paris, en sinologie avec Marcel Granet et en ethnosociologie avec Marcel Mauss. J'ai dû quitter Paris à cause de la guerre, mais ce séjour et l'enseignement de ces deux grands chercheurs ont été très enrichissants pour moi... peut-être même d'une certaine façon décisifs. C'est peut-être grâce à eux que j'ai pu essayer d'exprimer et de propager en Occident, par des termes et des concepts compréhensibles pour les Occidentaux et, surtout, les Français, ce que sont le Ki et la philosophie du Non-Faire.

Lorsqu'il rentre au Japon, Itsuo Tsuda oeuvre en ethnologue. Il s'intéresse aux aspects culturels des vieilles traditions de son pays:

En 1950, je me suis mis à étudier très sérieusement la récitation du Nô avec Maître Hosoda, le Seïtaï avec Maître Noguchi et l'Aïkido avec Maître Ueshiba. Nô, Seïtaï et Aïkido sont basés sur le Ki non seulement comme le sont tous les Arts traditionnels japonais, mais aussi comme tous les aspects de la vie quotidienne traditionnelle au Japon.

Qu'est-ce donc que le Ki?

La chose la plus difficile à comprendre de la langue japonaise! Le mot Ki appartient au domaine du sentir et non à celui du savoir. Le sentir est une expérience primaire, préalable à tout effort d'intelligence. Aucune explication ne pourra le transmettre adéquatement à quelqu'un qui ne partage pas la même expérience.

Ce mot Ki revient sans, arrêt dans la langue japonaise, par exemple: Ki ga chiisaï signifie mot à mot: "Son ki est petit"', qu'il faudrait traduire par: "Il se fait trop de soucis pour rien". Ou, inversement, Ki ga ôkii, "Son Ki est grand", devrait être traduit par: "Il ne se soucie pas pour de petites choses". Tout seul, isolé, ce terme de Ki est pratiquement intraduisible. Ainsi, un dernier exemple: Ki-mochi no mondai peut se traduire par: "C'est conditionné par l'état du Ki", ou, autrement dit: "Ce n'est pas l'objet et le résultat tangible qui comptent, mais le geste et l'intention... le Ki". Cette expression Ki-mochi est presque devenue synonyme de cadeau et, en présentant celui-ci, si l'on dit: "C'est mon Kimochi", ceci signifie: "L'objet que je vous offre est modeste, mais veuillez y trouver un signe de ma profonde reconnaissance."...

Pourquoi enseigner une approche du Ki par une école de la respiration?

L'arrière-plan judéo-chrétien dans lequel vivent encore les Occidentaux du XXe siècle rend les choses très différentes de ce qu'elles peuvent être dans d'autres civilisations, d'autres façons de voir la Vie. C'est pourquoi ici, en Occident, le Ki est très difficile à expliquer, car il n'entre pas dans le système des catégories. Partout ailleurs, dès qu'on constate une chose, on l'accepte très naturellement. Elle existe, c'est tout. L'Occidental aime bien la discussion, il est fortement cérébralisé. Mais les discussions nous rendent ivres de mots, et nous empêchent de voir ce qui se passe réellement sous notre nez. Ainsi, traduire le mot Ki par "souffle" pourrait être très exact... à condition de le comprendre comme il y a deux mille ans, comme le mot pneuma des anciens Grecs platoniciens, par exemple. Néanmoins, en français moderne, on peut réfléchir sur le fait que le mot inspiration possède deux sens: lnspiration physique et l'inspiration créatrice.

En Extrême-Orient, Tchouang Tseu, philosophe chinois du Ve siècle avant J.-C., fut l'un des premiers à avoir discuté de cette notion de souffle. Il ne faut pas oublier aussi que le bouddhisme fut, au départ, une technique de respiration.

Ici, en Occident, le Ki se traduit, selon les uns, par magnétisme et, pour les, autres, c'est l'influx nerveux, pour d'autres encore, c'est la vibration ou les ondes ou encore l'électromagnétisme. Je pense que le seul qui ait vraiment trouvé ce qu'est le Ki, c'est Groddeck. C'est lui qui a trouvé le mot européen le plus proche de cette notion de Ki: le titre même de son livre, Au fond de l'homme, Cela ou le Livre du Ça, est tout à fait explicite.

Le Ki, si vous voulez, c'est la Vitalité. C'est cela, qui pousse l'homme à accomplir quelque chose. Une façon d'expliquer l'homme qui est donc bien différente de l'image physico-chimique qu'en a l'Occident depuis Lavoisier et Newton. Le cartésianisme qui est en France à la base de tout (la science, la morale, la politique, l'administration... tout!), ce cartésianisme est une philosophie de la connaissance selon laquelle tout problème est conçu dans un espace homogène et immobile. Lorsqu'on traite le problème de l'être humain, on le définit donc sur la base de cet espace: il est divisé en deux, le mental et le physique. Chacun à son tour est divisé autant de fois qu'on veut. La philosophie du Ki est, en ce sens, entièrement différente, car l'être humain y est considéré dans son ensemble: il est à la fois mental et physique, à la fois pensée et action, à la fois individu et environnement.

Que pratique-t-on exactement au dojo Katsugen-Kaï?

On apprend les premiers rudiments, si je peux m'exprimer ainsi, de la coordination du Ki par ce qui est nommé "mouvement régénérateur". Cela permet, éventuellement, de passer ensuite au stade de l'apprentissage des Arts martiaux pour ceux qui le désirent. On y apprend l'Aïkido. On écoute aussi des récitations de Nô.

L'Aïkido fait partie de mes recherches sur le Ki. Aïki-do signifie littéralement: "voie de coordination du Ki". Dire que l'Aïkido est un Art martial de l'Amour peut étonner bien des Occidentaux. Pour son fondateur, Maître Ueshiba avec qui j'ai travaillé, l'Aïkido n'est pas un sport ni une technique de combat. C'est une doctrine de non-résistance, un principe de fusion... Ce principe de fusion qu'est le Ki. Maître Ueshiba disait souvent: "Le Ki est le grand roi des forces." La force de Maître Ueshiba n'était pas une force, mais le Ki, cette puissance exceptionnelle qu'on dégage inconsciemment en cas de danger, par exemple. Et cette puissance existe virtuellement chez tous les individus... C'est sur ce principe de fusion du Ki qu'est basée l'école de respiration du Katsugen-KaÏ.

Dans le théâtre Nô, il n'y a pas le mot Ki. Mais, lorsqu'on sait ce que c'est, ça saute aux yeux: le théâtre Nô frappe d'intuition à intuition. A Katsugen-Kaï, notre dojo, je récite une fois par semaine pendant quelques minutes, un petit passage du Nô. Mon auditoire, bien entendu, est français. Après avoir récité un soir un passage de la pièce Unémé, une jeune femme m'a demandé s'il n'y était pas question de suicide. "C'est exact", lui ai-je répondu. Le suicide de la courtisane Unémé, en se jetant dans un étang, l'avait fait penser au suicide de son beau-frère, suicidé par le poison. Comment?... Peut-être parce que la visualisation s'était transmise directement. Cette jeune femme ne connaît pas du tout le japonais.

Pourrait-on "fusionner" respiration et visualisation?

Effectivement, visualiser constitue l'un des aspects du Ki. La visualisation joue un rôle fondamental, primordial dans l'Aïkido. C'est un acte mental qui produit des effets physiques. La visualisation fait partie de l'aspect "attention" du Ki. Lorsque l'attention est Iocalisée, arrêtée au poignet, par exemple, la respiration devient superficielle, perturbée... on oublie tout le reste du corps. Maître Ueshiba répétait toujours: "Maru, sankaku, shikaku", soit: "Cercles, triangles, carrés..." Si toute l'attention est bloquée au poignet qui vient d'être saisi par l'adversaire, à moins qu'il ne soit faible, il faut mobiliser tous ses efforts musculaires pour se dégager. Si, au contraire, on visualise un grand cercle, comme un arc-en-ciel passant au-dessus de sa propre tête, en expirant par le bout des doigts pour dessiner le cercle visualisé et que, lorsque la main passe verticalement au zénith, on déplace le pied du même côté en arrière tout en continuant de décrire ce cercle, l'adversaire chute en arrière en lâchant le poignet.

Cette visualisation passe par la respiration abdominale. Quand j'ai commencé à apprendre la récitation du Nô, je m'exerçais à faire simplement vibrer mes cordes vocales. Maître Hosoda me fit toucher une planche très mince qui se trouvait au centre d'une table de bois, très robuste par ailleurs. Lorsqu'il se mit à réciter un passage, je sentis cette planche vibrer sous mes doigts. Puis ce fut à mon tour. J'eus beau crier, aucune vibration! Le Maître me dit alors: Il n'est pas question de cordes vocales dans le Nô, mais du hara, du ventre. La respiration abdominale, c'est ce que nous nommons en japonais le kokyu. Dans l'apprentissage des arts japonais, il est toujours question de kokyu. Avoir le kokyu, c'est aussi avoir "le tour de main", le truc...

Ko, c'est expiration. Kyu est inspiration. La combinaison des deux fait la respiration. La notion de kokyu est particulièrement difficile à présenter sous une forme didactique simple. Les deux moyens auxquels j'ai recours sont, d'une part, publier des textes donnant accès à cette notion par la voie intellectuelle et, d'autre part, permettre aux gens, par la pratique, d'éprouver et de ressentir directement... J'ai mis probablement plus de dix ans pour réciter du ventre le Nô. La respiration, le Kokyu, c'est le secret ultime de l'apprentissage. Il faut pour y accéder de longues années d'efforts soutenus. Au Japon, on dit qu'un maître d'Art martial après qui les chiens aboient n'est pas un bon maître. Le truc, l'astuce, ce n'est pas un morceau de sucre glissé dans la gueule du chien, c'est le Kokyu, la respiration.

Dans le mouvement régénérateur, nous faisons l'inverse de la tradition: nous commençons par le secret suprême, sans préambule. Je travaille uniquement avec ceux qui acceptent de considérer l'être humain dans son ensemble...

L'être humain à la fois mental et physique, à la fois pensée et action, à la fois individu et environnement?

Exactement. A la différence des philosophies occidentales dont le domaine est uniquement verbal, complètement séparé de l'action et de la pratique, le mouvement régénérateur inclut à la fois la compréhension et la pratique. Il est très difficile de décrire le mouvement régénérateur dans le cadre des conceptions occidentales telles que: gymnastique, relaxation, défoulement, dynamique de groupe, etc. Le mouvement se pratique et doit se pratiquer sans aucun but précis pour que l'évolution ne risque pas d'être déviée intentionnellement. Le mouvement contribue à une évolution physique et mentale: l'optique s'élargit. Ainsi, par exemple, s'il y a un effet de rajeunissement, c'est simplement parce que l'on avait vieilli trop vite. Il s'agît d'une normalisation du terrain.

La normalisation du terrain ne doit pas, être recherchée comme un point fixe, défini à l'avance. C'est un acte qui devrait se pratiquer dans un non-but. C'est la philosophie du non-faire... à ne pas confondre avec "rien faire"! Il n'existe pas un modèle parfait du terrain normal, car chacun est différent. D'ailleurs toute définition est contraire à la vie. La normalisation doit venir toute seule, sans effort. Elle doit se révéler dans le "sentir". On peut donner une petite idée de la normalisation qui se produit: la souplesse physique devient plus grande, on se défatigue rapidement, on passe plus facilement de la concentration à la détente -- et inversement. L'écart entre la pensée et l'action diminue...

Mais qu'est-ce que le terrain, du point de vue du Ki?

Le Ki, c'est l'amour, c'est la vie. Il appartient à la sagesse du corps. L'Europe a complètement perdu de vue et cette sagesse et ce corps au cours de son évolution. Le Ki, c'est cette unité invisible qui travaille au cours de la vie de l'individu en absorbant ce qui lui est nécessaire et, inversement, au fur et à mesure de ses besoins. Mais il faut ajouter à cela que le Ki précède tout phénomène vital et que le Ki est contagieux. On ne sait pas pourquoi, lorsqu'on se trouve en présence de certaines personnes, on se sent soudain dynamique, heureux, "euphorisé": l'état de leur Ki se transmet. Le Ki est très fort, intense quand on est jeune. Puis il s'affaiblit avec l'âge. Il n'est plus quand on est mort. Il faut rappeler ici que le mot "esprit" signifie de nos jours une certaine virtuosité verbale mais que ce mot vient du latin spiritus, souffle, respiration... Certainement il y eut un temps où les lointains ancêtres européens se servaient de ce mot, comme du mot âme, du latin anima, ce qui anime, comme une chose qui va de soi, sans se casser la tête... Quand le Ki disparaît, on est inanimé, on est mort.

Comment et où se passe alors le « mouvement régénérateur »?

Dans le dojo. Le dojo est un lieu où l'ambiance est particulièrement intense. Il y règne un esprit de paix, de communion et de joie. Le Ki, effectivement, y est particulièrement intense.

Le Seïtaï, fondé par Maître Noguchi, signifie mot à mot: "coordination physique". Il ne s'agit pas en réalité d'un état de bonne santé, mais d'une sensibilisation qui permet à l'homme de réagir à toutes les anomalies, donc d'éliminer les possibilités de malaise, de maladie. Et cela par la respiration, le souffle: le Ki. En bref, le mouvement régénérateur est la voie qui prépare à un corps bien seïtaïsé.

La gymnastique fait appel au système moteur pyramidal qui commande les gestes volontaires. Le mouvement régénérateur est une méthode d'entraînement du système moteur extra-pyramidal qui commande les gestes involontaires: hoquet, frissonnements, bâillements, etc. Le mouvement régénérateur ne demande aucune connaissance technique ou académique. C'est très simple et c'est pourquoi c'est déroutant!

Le mouvement régénérateur est basé sur la spontanéité. Spontanéité ne signifie pas pouvoir faire n'importe quoi, asséner un coup de poing ou une gifle à son partenaire. Non! Si un mouvement est spontané, c'est qu'il s'est débarrassé petit à petit des éléments inutiles pour la vie. Il est devenu si simple qu'il coïncide avec le mouvement qu'on exécute dans la vie de tous les jours, sans tension, sans fatigue. Le mouvement régénérateur est, en ce sens, une sorte d'épuration, et non l'acquisition d'une nouvelle habitude.

Ou'entend-on par « un corps bien séïtaïsé »?

L'énergie -- ou le Ki --, en agissant sur l'individu, se trouve polarisée selon les caractéristiques qui lui sont propres. Celui qui pratique le mouvement régénérateur peut traverser différentes phases avant de trouver la normalisation du terrain: relâchement du corps, hyper-sensibifisation, puis élimination et, enfin, travail en profondeur. L'énergie, le Ki, en agissant sur chacun des individus et se trouvant polarisée selon les caractéristiques de chacun, fait que chacun sent et agit différemment. Le mouvement qui se déclenche spontanément dépend des données propres à chacun et non pas d'une notion généralisée à tous. Selon l'hypothèse Seïtaï, c'est le déséquilibre du corps qui empêche une circulation normale du Ki, une bonne évacuation des anomalies. Frissonner, bâiller ou roter sont des fonctions, des gestes normaux du corps qui cherche instinctivement à rétablir son équilibre. Un corps bien séïtaisé, normalisé aura le réflexe de vomir une nourriture empoisonnée que le palais, gourmand aura acceptée.

Si l'on redevient comme des petits enfants, alors on devient Respiration. Si, avec les yeux fermés, on respire mentalement avec les mains, les pensées et cogitations diverses diminuent, disparaissent au fur et à mesure que la concentration s'intensifie. Les mains peuvent s'agrandir... jusqu'à atteindre la grandeur de l'univers. Et elles peuvent disparaître en laissant place uniquement à la respiration. On pratique sans but. Le coeur du ciel pur, c'est tout ce qu'il nous faut...

Quel est le rôle d'Itsuo Tsuda au cours d'une séance de mouvement régénérateur?

En matière de mouvement régénérateur, il n'y a pas de maîtres. Je ne suis pas un maître. Au contraire, chacun est maître de soi. Chacun doit découvrir son mouvement. Il n'y a pas de découverte ni de transmission comme dans le cas d'un enseignement ésotérique. Je suis incapable de donner un, modèle, d'imiter les mouvements que chacun fait pour une raison toute simple: c'est que le désir du corps est différent chez chacun. Je prends la direction de l'organisation parce que j'ai un souffle plus long et plus intense que les autres. Je suis un catalyseur, simplement. La qualité requise pour un catalyseur, c'est que sa présence silencieuse soit recherchée. Un catalyseur, c'est un peu comme ces minuscules braises qui finissent par transmettre leur feu aux charbons non allumés...

Mon objectif prochain est de former des catalyseurs occidentaux. Si je n'y parviens pas dans les années à venir, mon travail sera un échec.


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